Le japon : une culture ancestrale qui se perpétue encore de nos jours

Le Japon est un pays unique à bien des égards mais ce qui le différencie tout particulièrement c’est sa culture ancestrale qui a su traverser les siècles et les époques. À travers de nombreux arts traditionnels il met en avant une philosophie zen et un rapport très intime avec la nature qu’il est fascinant d’aller découvrir en tant que voyageur. Prenons donc le temps de s’attarder sur quelques facettes de cette mystérieuse culture de l’archipel nippon.

La cérémonie du thé

La culture du thé remonte à plus d’un millénaire au Japon et a été travaillée et perfectionnée années après années par les moines bouddhistes et les maîtres de thé. Cette culture fit peu à peu émerger de nombreuses techniques comme la technique de roulage du thé ou la mise à l’ombre du thé qui donna d’ailleurs naissance au thé matcha que nous connaissons aujourd’hui. Mais cette culture des saveurs et de l’appréciation des arômes du thé fit surtout émerger un processus de dégustation très codifié qui est encore très populaire au Japon : la cérémonie du thé.

cérémonie du thé

Également appelée chanoyu, la cérémonie du thé était à la base un moment de convivialité entre amis puis s’est peu à peu transformée en rituel symbolique avant d’être considérée comme un art à part entière. Elle constitue aujourd’hui une partie importante des traditions japonaises et met en avant quatre points fondamentaux :

  • Wa : la paix
  • Kei : le respect mutuel de chacun
  • Sei : la pureté
  • Jaku : la solitude, qu’on pourrait traduire par le fait de rester calme quoi qu’il puisse arriver

Cependant, l’unique manière de ressentir toute la dimension symbolique de cette cérémonie reste d’y assister en vrai. Si vous avez la chance de vous rendre au Japon vous trouverez plusieurs maisons qui vous proposerons cela contre quelques dizaines d’euros.

L’ikebana : l’art floral japonais

L’ikebana, ou kado pour la voie des fleurs, est une autre manière de matérialiser une philosophie zen. À travers des compositions florales élaborées et régies par certaines règles, celui qui met en scène les fleurs et les branches traduit un réel état d’esprit à travers son œuvre. Pour cela il joue avec les courbures des branches, les couleurs des fleurs, la présence d’auxiliaires (éléments de second plan comme du feuillage ou de l’écorce) et la quantité de feuilles afin d’en faire un véritable moyen d’expression. On comprend alors que l’ikebana est pour ceux qui pratiquent cet art bien plus que de simples compositions florales décoratives.

ikebana

Pour réaliser des compositions florales ikebana il vous faudra vous munir de quatre éléments au minimum que sont :

  • Un vase ikebana : Spécialement conçu pour cette pratique, ce vase présente un fond plat afin de pouvoir y faire reposer un kenzan.
  • Un kenzan : Le kenzan est un petit objet doté de pics dans lequel on plante les fleurs et les branches de la composition afin de les faire tenir droite.
  • Deux éléments floraux au minimum : Branche ou fleur, à vous de choisir selon la composition floral que vous souhaitez réaliser.
  • Une paire de ciseaux : Indispensable afin de tailler les feuilles et les petites branches de votre composition.

Une fois tous ces éléments réunis, il vous suffira de prendre le temps de couper soigneusement feuilles et branches afin de réaliser la composition que vous avez en tête.

L’ikebana est encore aujourd’hui pratiqué par plus de 15 millions d’habitants au Japon ce qui fait tout de même plus de 10% de sa population. Cela s’explique car tout comme l’étaient la cérémonie du thé et la calligraphie, l’ikebana était un art traditionnel que se devait d’étudier et de pratiquer les femmes japonaises avant leur mariage. Par conséquent, cette pratique est encore aujourd’hui très ancrée dans la culture nippone.

Le sumo : la lutte japonaise

Il est assez ironique de constater que dans un pays qui compte parmi le plus d’anorexiques au monde on retrouve comme sport national un combat qui oppose deux hommes en surpoids. La lutte sumo est en effet toujours très populaire au Japon et les six compétitions qui y sont organisées chaque année attirent toujours une foule plus importante d’une année sur l’autre.

sumo

Le sumo prend racine dans la culture ancienne du Japon à l’Antiquité où il servait alors à divertir les divinités shintoïstes. Il a d’ailleurs conservé certaines pratiques ancestrales comme le fait de purifier le ring avec du sel avant le combat.

Ce sport qui est réservé uniquement aux hommes est en réalité bien plus qu’un simple sport pour les lutteurs qui décident de devenir sumo. Là où la pratique du football ou du yoga ne nécessite que quelques heures par semaine, le sumo consacre lui l’entièreté de sa semaine à la pratique de son sport. Les lutteurs sumos vivent en effet en communauté toute l’année dans ce qu’on appelle des écuries, ou heya en japonais. Ils partagent ainsi entraînements, repas, dortoir et moments de détente tous ensemble comme une grande famille.

En tant que voyageur vous pourrez donc assister à une compétition de sumo si vous avez la chance de vous rendre au Japon lors des mois suivants :

  • janvier : compétition organisée à Tokyo
  • mars : compétition organisée à Osaka
  • mai : compétition organisée à Tokyo
  • juillet : compétition organisée à Nagoya
  • septembre : compétition organisée à Tokyo
  • novembre : compétition organisée à Fukuoka

Il est toujours intéressant de voir à quoi ressemblent les sports traditionnels asiatiques et de réaliser à quel point ces pratiques sont ancrées profondément dans la culture locale après plus d’un millénaire d’existence.

Les geishas

Personnage symbolique de la culture nippone, les geishas qui se traduisent littéralement par “personne qui pratique les arts”, sont des courtisanes japonaises qui dédient leur vie aux arts traditionnels. Par conséquent elles perpétuent les traditions dans le pays lors de banquets ou de spectacles ou bien les font découvrir à des visiteurs lors d’ateliers ludiques.

geisha

Leur maquillage assez atypique qui les différencie physiquement tire ses origines il y a plus de 400 ans en arrière. Alors que l’électricité n’était pas encore disponible et que le seul éclairage nocturne se réduisait à la bougie, elles se maquillaient le visage en blanc afin d’être plus voyante dans le noir. La couleur rouge de leur rouge à lèvre et de leurs mascaras servaient quant à eux à chasser les mauvais esprits.

Bien qu’elles ne soient plus très nombreuses on trouve encore des geishas et des maikos (apprentie geisha) dans le cœur de la ville de Tokyo non loin de l’avenue Shijo. En vous y promenant vous aurez certainement une chance de les apercevoir se baladant dans les rues.

Alex Devaux

Journaliste indépendant et passionné de web, de nouvelles technologies, de sport et de voyage, je partage des bons plans, des infos pratiques et des astuces pour se simplifier la vie au quotidien.

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