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Avis sur le film The Last Casino de Pierre Gill

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Qui savait que les casinos canadiens existaient avant la sortie du film The Last Casino en 2004 ? Réalisé par le directeur de la photographie canadien Pierre Gill, ce film au budget de 5 millions de dollars est très similaire au film 21 de 2008, qui mettait en scène des étudiants en mathématiques utilisant leurs cerveaux pour surmonter les marges des casinos et était sans doute l’une des meilleures performances de Kevin Spacey à l’écran à Hollywood.

Le cas est similaire dans The Last Casino, où un professeur de mathématiques, Doug Barnes, interprété par Charles Martin Smith, recrute une équipe d’as des maths pour l’aider à continuer à battre le jeu de blackjack en comptant les cartes. Barnes est surpris en train de compter les cartes par un chef de table. Comme cette pratique est mal vue dans les casinos du monde entier, il est rapidement exclu de tous les casinos locaux. Avec des factures à payer et des personnes à qui l’on doit de l’argent, Barnes cherche partout dans l’université où il enseigne pour trouver des membres potentiels de son équipe.

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Des étudiants viennent à la rescousse de Barnes

Trois étudiants en particulier attirent l’attention de Barnes : George, un garçon capable de mémoriser pi 70 unités au-delà de la virgule ; Scott, qui a passé un récent test de mémorisation avec brio ; et Elyse, une serveuse qui se vante également d’une mémoire exceptionnelle et d’une capacité à retenir les informations, ayant été testée par Barnes lui-même pour une pizza à emporter. Barnes convainc le trio que le plan visant à faire jouer les chances en leur faveur au blackjack comporte peu de risques pour eux et commence à leur apprendre à compter les cartes aux tables.

Une fois que les étudiants ont non seulement appris à compter les cartes mais aussi à gérer la pression du jeu sur le plancher du casino, ils sont prêts à se rendre dans les casinos de l’Ontario et du Québec, armés de 1 000 $ chacun que Barnes leur a remis pour tâter le terrain et déterminer combien ils peuvent gagner. L’élément dramatique de ce film est que Barnes raconte ensuite aux étudiants le montant de la dette qu’il a contractée auprès d’un gangster local, qui a demandé le remboursement intégral de ses dettes en une semaine. Cela met une pression considérable sur les épaules des jeunes qui, quelques jours plus tôt, s’occupaient de leurs affaires et se concentraient sur leurs études universitaires.

The Last Casino n’a pas beaucoup de paillettes et de glamour que l’on pourrait attendre d’un film sur le thème du casino. Il n’y a pas les cloches et les sifflets comme les fontaines du Bellagio ou les grandes soirées de combat au MGM Grand que l’on voit dans la trilogie Ocean’s Eleven, mais ce qu’il offre, c’est un scénario captivant avec les démons personnels de Barnes au cœur de l’intrigue.

Il ne nous offre rien que nous n’ayons déjà vu, mais il est suffisamment divertissant pour qu’on le suive jusqu’au bout.

The Last Casino en 2021 : à quoi ressemblerait-il ?

Beaucoup de choses ont changé dans l’industrie canadienne des casinos depuis 2004. La scène iGaming s’est imposée dans le monde entier, Statista révélant que le marché mondial des casinos en ligne valait plus de 47 milliards de dollars en 2017 et qu’il devrait atteindre près de 60 milliards de dollars au tournant de la prochaine décennie. Cette tendance à la croissance semble également se faire sentir au Canada, la Canadian Gaming Association ayant confirmé que la production brute de jeux en ligne s’élevait à 31 milliards de dollars. Donc, si Pierre Gill devait tout recommencer et réaliser The Last Casino à partir de zéro en 2021, à quoi ressemblerait le film ?

Il mettrait presque certainement en scène le blackjack en ligne, de nombreux casinos en ligne destinés aux joueurs canadiens offrant désormais des bonus de bienvenue substantiels à utiliser aux machines à sous qui payent en argent canadien, lors de l’inscription que Barnes pourrait offrir à ses étudiants. Dans la version 2021 de The Last Casino, la tension serait de savoir si les croupiers humains détectent que leurs joueurs en ligne détournent le système.

Au Canada aujourd’hui, le gouvernement permet à chaque territoire ou province de décider de sa propre réglementation en matière de jeux d’argent. Le Québec peut se targuer d’être la juridiction iGaming la plus ancienne du Canada et est devenu la première province à accepter les licences d’opérateurs du monde entier. Pour l’instant, les autres États canadiens n’ont pas encore suivi leur exemple mais, étant donné la croissance de cette industrie à dix chiffres, ce n’est qu’une question de temps avant que l’iGaming ne devienne aussi banal pour les Canadiens qu’une visite dans un casino terrestre.

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